PAR CHRISTIAN FURLING
lambersart@lavoixdunord.fr PHOTO STÉPHANE MORTAGNE
« On essaie vraiment de ne pas se prendre la tête », résume Julien Raimbaud, à l'origine de cette Nuit de la solidarité.
« Comme tous les clubs, on voulait organiser un tournoi, mais avec un petit plus, complète son épouse, Virginie, responsable de la section volley-ball de la SMG. On voulait se faire plaisir en jouant, et faire plaisir à une association de Lambersart. » Chaque année, donc, les bénéfices de la soirée sont versés à une structure associative à but humanitaire. Capucine (lutte contre la leucémie) en fit partie, comme la section lambersartoise des Restos du coeur, en 2007. Cette fois, la recette ira à l'antenne au Challenge jaune Georges-Delfosse (les pièces jaunes). « Ils nous avaient sollicité l'an passé, on s'était déjà engagés pour les Restos, on les a donc retenus pour cette nuit-ci », précise Virginie Raimbaud. La démarche de l'association caritative montre que la section volley de la Société municipale de gymnastique a frappé les esprits.
Grand mélange
Comme les précédentes, la 6e Nuit de la solidarité est d'abord une fête, un moment de plaisir sportif et d'échange. « En général, il y a entre 12 et 15 équipes. Les âges sont mélangés, même s'il n'y a pas de jeunes de moins de 17 ans et demi, et toujours accompagnés d'un adulte ; les niveaux sont mélangés ; et les équipes sont mixtes, indique Virginie Raimbaud. Les deux gars qui ont monté les filets ont demandé à des copains de venir, qui ne sont pas des volleyeurs. Un joueur du club a invité son papa, qui n'est pas du tout volleyeur. On vient avec son cousin, ses copains, ses parents... On mélange de très bons volleyeurs, des non volleyeurs et des anciens très bons volleyeurs. » Car certains clubs des alentours font le déplacement. D'où un plateau équilibré, et deux poules finales, une « majeure » et une « mineure ». « Il y a ainsi deux vainqueurs, un chez les meilleurs, un autre chez les plus faibles. » La section de volley lambersartoise s'efforce encore d'éviter les temps morts. Pendant que six équipes jouent, une autre arbitre. Et puis il y a la buvette, de la musique, éventuellement les cartes. « Une année, certains ont spontanément joué au tarot », glisse Julien.
Et pourquoi un tournoi la nuit ? « On est entouré de clubs de volley, et beaucoup de tournois ont lieu les jours fériés, note Virginie. Il y a donc de la concurrence. On a choisi la veille d'un jour férié. » Dans l'intimité du soir, même si, « vers 23 h, les joueurs ont un petit coup de barre » , après des parties de vingt minutes entrecoupées d'attentes. « Il faut alors redynamiser ! » Ce qui, visiblement, ne pose pas problème aux smashers de la SMG.



