Dans cette histoire, c'est parole contre parole. D'un côté, il y a deux personnes se disant victimes d'insultes racistes de la part de supporters du LOSC, samedi soir, aux abords du Stadium de Villeuneuve d'Ascq, peu avant le matche Lille-Nantes (notre édition de mardi). Et de l'autre, figurent les accusés : huit individus arrêtés peu après puis placés en garde à vue avant d'être relâchés.
Parmi eux, trois surveillants pénitentiaires de la maison d'arrêt de Loos et deux employés de la mairie loossoise. L'enquête vise à démontrer le rôle de chacun et les propos exacts tenus. Seuls trois des huit interpellés se retrouvent finalement impliqués dans la suite de la procédure. Lors de confrontations au commissariat avec les plaignants ces derniers jours, ils reconnaissent des insultes, mais pas racistes. Les victimes, elles, maintiennent leurs déclarations initiales. Bref, les versions divergent : « On n'a pas pu établir le caractère raciste », constate le procureur Philippe Lemaire. En revanche, les trois suspects sont convoqués ultérieurement devant le délégué du procureur. Ils se verront signifier un rappel à la loi pour « injures publiques ».
Sur un plan administratif, la préfecture a pris jeudi un arrêté d'interdiction de stade de trois mois visant les huit supporters arrêtés pour cette affaire.
B. DU.



