Une sirène signale le début de la course. Sur la piste, gilet jaune sur le dos et consignes dans l'oreillette, les commissaires chargés de la sécurité sont prêts à intervenir. « Voiture 1... Voiture 2... Voiture 3... », égrène le directeur de course. On s'attend à un départ en trombe de Formule 1, quand, un à un, de petits bolides d'environ 30 centimètres de longueur s'élancent sur la piste. Le circuit tient dans le seul gymnase du complexe sportif Henri-Gomanne, à Loos.
Jusqu'à ce soir, 120 « pilotes » se disputent le titre de champion de la Coupe des champions de modélisme. « C'est une compétition nationale , explique Pascal Fourez, président du Loisirs club modélisme de Loos et directeur de la course. Certaines manches sont qualificatives pour les championnats d'Europe et du monde. » Et les connaisseurs semblent avoir pris toute la mesure de l'enjeu. Sur le parking qui borde le gymnase où se déroule la compétition, les plaques d'immatriculation témoignent de leur motivation. Outre les traditionnels 59 et 62, quelques voisins (80, 60), des mordus (27, 76, 91, 93, 95) et même des fanatiques (69, 74).
Aux commandes des voitures électriques, très peu d'enfants et pas mal de grands garçons. Didier, 45 ans, est venu avec son fils Guillaume, 11 ans, mais chacun a sa voiture. « Avant, je ne connaissais pas, reconnaît le papa. C'est avec mon fils que je m'y suis mis. » Didier a également dû apprendre la mécanique car les modèles réduits sont presque aussi exigeants que leurs grandes soeurs. Selon le directeur de la course, « les ouvrages spécialisés estiment que les courses de modélisme sont comparables aux 24 Heures du Mans. »
CÉLINE BARDY
> Coupe des champions de modélisme, complexe sportif Henri-Gomanne, parc Notre-Dame à Loos. Aujourd'hui de 8 h 30 à 16 h 30. Entrée libre.



