PAR ISABELLE ELLENDER
lambersart@lavoixdunord.fr Le congrès a commencé hier matin avec trois quarts d'heure de retard. C'est qu'il a fallu attendre les membres de la motion C qui tenaient une sorte de réunion de crise, après que Marc Dolez eut claqué la porte du parti, la veille...
La réunion des délégués du PS (leur nombre est fixé au prorata de votants des sections) s'est tenue à un moment stratégique : au surlendemain des résultats du vote des militants plaçant la motion Royale en tête ; une semaine avant le congrès de Reims. Reims qui était dans toutes les têtes, dans tous les discours. D'autant qu'on a désigné en fin de journée les délégués qui se rendront la semaine prochaine en Champagne.
C'est pourtant bien à Loos qu'on se trouvait et c'est la première fois que la ville de Daniel Rondelaere accueillait le congrès fédéral. Le dernier grand rassemblement socialiste remontait à 1995, pour le congrès des élus.
Le maire de Loos a donc accueilli ses camarades, dont Gilles Pargneaux, le patron de la fédération du Nord. À Martine Aubry, dont la motion est largement majoritaire dans le département (et qui réalise à Loos un score de 70 %), Daniel Rondelaere a lancé un « Bienvenue chez toi, Martine ! ».
C'est que Mme Aubry est présidente du GIE Eurasanté. L'occasion, pour l'élu, de rappeler les 22 000 emplois qui y sont attachés.
Daniel Rondelaere, sous les portraits sévères de Gaston Caby, « cet élu socialiste militant exemplaire », a tenu à souligner que l'on se trouvait ici aux Oliveaux, « ce quartier qu'on dit sensible ». Mais ici comme ailleurs, a affirmé le premier magistrat, « le socialisme, ça marche ! ». Vantant les mérites de la salle, il ajoutait : « Non, elle n'a pas été repeinte avant ce congrès, comme on m'en a accusé ! » Avant les autres interlocuteurs (Rémy Pauvros, Gilles Pargneaux, Martine Aubry, etc.), le Loossois appelait de ses voeux l'avènement d'un parti « doté d'une direction efficace et inventive, ancrée à gauche, mais ouverte aux autres et à l'Europe, capable d'expliquer que le socialisme, ça marche ».
Juste avant lui, son premier adjoint et secrétaire de la section locale François Verdonck venait de raconter que chez lui, à son domicile, une orchidée qui semblait fanée depuis longtemps avait donné « une première fleur mercredi, une deuxième ce matin ». « La troisième, c'est pour samedi prochain ! », l'a assuré Daniel Rondelaere.
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