> Comment se sont passés les premiers mois ?
- M. M. : « J'avais des préjugés. je pensais que tout était facile et accessible. Que tout est à portée de mains mais qu'ils ne font rien. On se rend compte que c'est beaucoup plus compliqué. Mais il y a aussi des choses qui n'ont pas été faites par manque d'implication des habitants, entre autres... » > Vous sentez-vous entendus par vos collègues élus ?
- M. M : « Oui, l'écoute est là. Maintenant on verra. Ils entendent un constat, notre constat. Il y a de la matière à travailler en s'appuyant sur des structures qui existent déjà. On a aussi, aujourd'hui, des tables citoyennes. Je veux insister sur l'importance de l'écoute et de la proximité avec les habitants. Bon, comme c'est une expérience nouvelle, il y a des petites choses à régler... Vous savez, le problème essentiel des Oliveaux, c'est qu'il y a une population de jeunes assez importante vouée à ne rien faire. 80 % d'entre eux sont plein de bonne volonté mais malheureusement ils ne savent pas comment s'insérer. La responsabilité de la ville, c'est justement de leur donner des réponses. » - M. K. : « Le lien entre les élus et les jeunes, il est rompu depuis longtemps. Si on peut leur apporter quelque chose : mettre en place des ateliers, leur apprendre à faire un CV... Ce lien est important » - M. M. : « Le fond du problème, c'est de les voir réinsérer, qu'ils aient une vie professionnelle. Et c'est la bonne volonté des élus qui fera changer les choses. » > Vous êtes confiants ?
- M. K. : « On veut se baser sur du long terme, mais franchement c'est bien parti. » - M. M : « C'est vrai que c'est bien parti, mais c'est vrai aussi que des fois je me demande si les choses auront changé d'ici à deux ans... » PROPOS RECUEILLIS PAR G. C.



