Partir au front pour sa fille, Laurence Hallosserie n'a pas hésité : « En France, si on sort des sentiers battus comme c'est le cas avec la méthode ABA, on doit assumer, seuls, une prise en charge coûteuse. » Cette méthode, au coeur de la controverse, la mère de quatre filles en est devenue un des plus fervents défenseurs. « Il en a fallu du culot pour aller interpeller Xavier Bertrand, à chacun de ses déplacements dans la région. Je ne lui lâchais pas la main tant que je n'avais pas fini de lui parler. » Membre de l'association villeneuvoise Pas à Pas, Laurence Hallosserie a milité pour le maintien du centre Camus et la prise en charge du traitement des 21 enfants. Si bien qu'elle voit cette inauguration, comme une nouvelle victoire : « On a gagné une bataille mais pas la guerre car le centre sera expérimenté durant deux ans. Il faudra remonter au créneau d'autant qu'un seul centre ne suffit pas. Huit cents jeunes sont, actuellement, sur la liste d'attente. »
M.-.C. N.



