PAR CHRISTIAN FURLING
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L'opération a commencé en 2005. Entre Don-Sainghin et Béthune, la voie ferrée était unique. En la doublant, on vise à améliorer le service et à réduire les retards en chaîne. Béthune draine 4 à 5 000 voyageurs par jour, dont la moitié se rend à Lille.
> Caténaire en place.- « Cet été, le chantier s'est bien déroulé », résume Sébastien Mosson, de Réseau ferré de France. Les délais sont tenus, la caténaire a été mise sous tension au début du mois. « Il reste quelques essais au niveau de la traction électrique ; et quelques aiguillages à déposer, ce qu'on pourra faire plus tard. » > Les horaires.- La nouvelle grille entrera en vigueur le 14 décembre, les fiches seront disponibles en gare le 4. Il y aura davantage de trains. La fréquence augmentera de 15 % sur l'ensemble de l'axe, de 82 % sur Lille-Béthune, note la SNCF. Aux heures de pointe, on comptera 27 % de places en plus. Le matin avant 9 h, deux trains supplémentaires quitteront Lille ; Béthune sera deux fois plus desservie.
On circulera, en moyenne, plus vite. La SNCF avance des gains de 3 minutes entre Lille et Don, de 8 entre Lille et Béthune. Ce sont des moyennes. En version « omnibus », le TER mettra toujours 45 minutes entre Lille et Béthune, mais ce sera généralement 35. Le premier train circulera plus tôt, le dernier, plus tard.
> Marquillies n'est pas La Bassée.- D'une gare à l'autre, la desserte varie, ce qui rend la comparaison entre horaires complexe. La Bassée (dont les abris sont « en cours de commande ») devient un point stratégique ; dans le sens Béthune-Lille, en semaine, sa desserte double ; idem dans l'autre sens, le matin aux heures de pointe. Si Don est stable, Wavrin gagne 7 dessertes. Loos en abandonne 7.
Marquillies perd une desserte le matin aux heures de pointe, une autre le soir, en semaine. La ville et un collectif des Weppes se sont mobilisés pour obtenir un train supplémentaire vers Béthune entre 16 h et 17 h et un autre vers Lille entre 7 h et 8 h. « On n'a rien obtenu pour l'instant, confie Éric Bocquet, maire de Marquillies. On va solliciter une rencontre directement auprès de Daniel Percheron » (président de la Région, qui conduit la politique des TER).
Pas utile ? « Je ne suis pas fermée à une discussion avec les élus, dit Jeannine Marquaille, vice-présidente du conseil régional chargée des transports. Pour Marquillies, on peut encore regarder, mais on ne fera pas de miracle, sinon on ne mettra pas en place le cadencement (voir ci-contre). De façon générale, on ne peut plus changer les horaires d'ici le 14 décembre, il faudrait tout bousculer. » La SNCF confirme et concède néanmoins « quatre points d'arrêt moins bien desservis : Cuinchy, La Fontaine, Beuvry et Porte de Douai ». Elle entrouvre une porte en qualifiant les horaires aux heures de pointe de « non définitifs ».
> Tarifs.- Selon la SNCF, ils n'augmenteront pas.



