« La question de fond n'est pas de savoir si Marquillies, Salomé ou Cuinchy vont pouvoir bénéficier d'un train supplémentaire, mais quand les élus en charge des transports à la Région, au Département et surtout à la communauté urbaine se mettront autour d'une table, avec les élus du secteur, pour programmer un tram-train ou un RER desservant Lille, les Weppes et Béthune. » Voilà ce que pense Pascal Peperstraete. L'ancien élu de Marquillies déplore que le plan de déplacement urbain des Weppes « dorme dans les cartons ». « Tout le monde s'y était mis, c'était très transversal : train, bus, voirie, parkings... » Et rien. « On a un traitement qui correspond à la densité de notre population, 3 % de la communauté urbaine », grince-t-il.
Autre projet défini par LMCU, il y a quatre ans : celui d'un tram-train dans huit directions, la huitième étant Lille-La Bassée. Pascal Peperstraete n'espère guère sa réalisation dans les Weppes : « LMCU a des priorités : le Grand Stade, l'habitat, l'assainissement... En transports, il y a l'hypothèse d'une autre ligne de métro. » Pourtant, ce RER lui paraît indispensable pour irriguer totalement les Weppes.
Ce n'est pas l'avis de Jeannine Marquaille, vice-présidente aux transports à la Région. Elle défend, sur Lille-Béthune, « une desserte cadencée, des trains très rapides pour desservir les points les plus éloignés, dont Béthune, avec cependant des liaisons semi-rapides et des liaisons omnibus. » Elle considère que les habitants de certaines communes peuvent gagner une gare proche en voiture. Et elle juge que «Cuinchy garde encore 15 trains par jour et reste bien desservie par rapport à d'autres gares de la région ».
Cette logique de TER GV (à grande vitesse) est tout à fait défendable pour M. Peperstraete, qui aimerait y associer un RER. « Vers Lens, oui, note Mme Marquaille, pas vers Béthune. »



