La Voix du Nord - Edition du mercredi 26 mars 2008


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De Fantoche à Shrek, ça cartoone !

L’aventure a commencé il y a cent ans, avec un Français. Depuis le dessin animé a connu plusieurs révolutions et s’adresse aux petits comme aux grands.



PAR CHRISTIAN CANIVEZ

 

ShrekC’est un énorme gâteau d’anniversaire tel que Tex Avery ou Disney l’aurait imaginé : cent bougies dansantes sur une pâtisserie multicolore et démesurée.
Autour, pour souffler le tout, l’oublié Fantoche, l’infatigable Mickey, le calme Droopy, Goldorak roulant des mécaniques, Blanche Neige et ses petits compagnons, la famille Simpson, Shrek le débonnaire, le jeune Kirikou aussi.


Ils pourraient être des dizaines de milliers d’invités. Venus du monde entier. Des stars et des seconds rôles. Sans ride. Sans maquillage. Inaltérables sur leur film celluloïd ou dans leur fichier numérique.
Le dessin animé a cent ans.
Alors, bien sûr, le tacot de Donald ou les chansons de Cendrillon ont pris un petit coup de vieux. Mais les ventes de DVD qu’ils génèrent toujours prouvent bien que leurs aventures ont gardé de leur saveur.
Pour toute la famille
À l’origine destiné aux adultes, puis aux enfants, le dessin animé désormais s’adresse à toute la famille. Le succès d’un film d’animation comme Shrek réside dans cette formule subtile où chacun, enfants, ados et adultes, y trouve son compte.
Ainsi l’atout du dessin animé est d’avoir su sans cesse innover, se remettre en question, se développer. Bref, être de son temps.
Instrument de propagande ici, vecteur idéologique là, en cent ans d’existence, le dessin animé ne s’est pas contenté de distraire ou d’enchanter son public.
C’est aussi comme ça qu’il a pu s’assurer un développement continu et parallèle à celui des films d’acteurs.
Comme le cinéma incarné, le dessin animé est devenu industrie. Une industrie florissante.


Chaque grande sortie des studios Disney, Pixar ou DreamWorks est aujourd’hui attendue, promue et prolongée par la vente de DVD et innombrables produits dérivés.
Quand un Shrek, un Nemo, un Ratatouille ou un Kirikou rapportent des centaines de millions d’euros, c’est toute l’industrie du cinéma qui en profite.
Américains, Japonais et de nouveaux Européens – et notamment des Français – sont de fait bien décidés à ne pas louper le prochain siècle de dessins animés. •
 

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