Culture / Le Louvre à Lens
Edition du Mardi 13 Septembre 2005
En juillet et en août, on a franchi de nouvelles étapes dans le projet Que s’est-il passé cet été?
C’EST avec une satisfaction jamais dissimulée, encore moins feinte, que le président directeur du Louvre, Henri Loyrette, savoure l’avancée des travaux. Certes, on est encore plus proche du «doux rêve» que de la réalité. Mais on a fait des pas importants! Appelés à s’employer très rapidement, les six cabinets d’architectes retenus pour le concours ont rendu leurs projets en juillet et leurs maquettes en août.
Depuis, un comité d’évaluation planche afin de remettre au comité technique (piloté par Régis Cailleau, directeur général adjoint des services au conseil régional) une analyse critique des six projets. C’est sur la base des réflexions de ces deux instances que le jury qui se réunit aujourd’hui au Nouveau Siècle à Lille fera son choix. Ou pas, d’ailleurs. Celui-ci n’étant tenu que d’établir un classement par ordre décroissant. Aux élus du conseil régional, le 26septembre, de prendre la décision finale.
Identité propre
Une fois le projet architectural connu, on pourra alors dire le programme lancé. Les Lensois (et avec eux une grande partie des habitants de la CommunAupole de Lens- Liévin) découvriront ce musée appelé de leurs voeux qui viendra se poser tel un OVNI sur l’ancien carreau de la fosse 9-9 bis.
L’appropriation pourra commencer.
Cette démarche, les services du musée doivent l’initier également. Comment faire pour que la greffe du Louvre prenne sur cette terre privée de culture?
Quelles actions engager pour que le musée ne devienne pas un château fort entouré de douves infranchissables pour la population locale? En lui donnant une identité propre.
Le service des Publics, dirigé par Catherine Guillou, a pris toutes ces questions à bras-le-corps depuis plusieurs mois. Qui sont «les» publics potentiels du Louvre-Lens? Quelles sont leurs attentes, leurs pratiques? Les études sociologiques sont d’ores et déjà lancées. Elles partent de Lens et du bassin minier pour s’intéresser à la région et à l’ensemble de l’Europe du Nord. Quelques idées fondamentales ont déjà émergé. «Il y a des pratiques culturelles très ancrées sur l’ensemble de ce territoire. C’est le cas des manifestations de plein air, des carnavals, qu’il faudra intégrer à notre réflexion», explique Catherine Guillou qui apporte l’assurance que le «Louvre-Lens ne sera pas une photocopie du musée parisien».
Jean-Marc RIVIÈRE
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