La Voix du Nord - 09/02/2007
ULTIMATUM
Louvre-Lens : les Japonais ont seulement jusqu’au 16 février pour convaincre
Après le coup de gueule de Daniel Percheron concernant le Louvre-Lens, les choses bougent. Régis Caillau, responsable du projet à la Région, a les mains libres.
C’est un homme décidé qui a reçu, hier après-midi à Lille, un représentant officiel du cabinet Sanaa. L’occasion pour Régis Caillau d’adresser l’ultimatum évoqué quelques jours plus tôt (1) par Daniel Percheron : « Vous avez une semaine pour nous faire des propositions définitives concernant deux points importants de l’avant-projet sommaire (APS), la toiture et l’éclairage des salles d’expositions . » Le Lillois peut hausser le ton : « Nous sommes en position de force. Si rien ne change d’ici au 16 février, on résilie les contrats. » Avec, à la clef, le risque que le musée ne se construise pas ? « C’est une phase critique. Les architectes doivent se plier à nos exigences. Ils sont têtus comme des bourriques mais nous avons une date butoir à respecter. »
Deux hypothèses
C’est une des clauses du contrat liant la Région à Sanaa. Elle stipule qu’au-delà d’un certain délai, en l’absence d’accord définitif, l’avant-projet sommaire de l’architecte s’appliquerait par défaut. Une sorte de « qui ne dit mot consent ».
Régis Caillau a toujours gardé ça en tête. Il a alerté son président sur les dangers du statu quo. Comme ce dernier perdait patience, les conditions d’un coup de semonce étaient réunies !
Et si les Japonais tardent toujours pour simplifier leur construction et faire baisser leur addition ? «
Dans le rapport technique, précédant la désignation du lauréat, Régis Caillau évoquait deux bémols au choix de Sanaa : une trop grande complexité technique et un coût de construction élevé. « Malheureusement, j’étais dans le vrai. »









