La Voix du Nord - Edition du vendredi 19 octobre 2007
Anita Villers et EDA : pour les zones humides
Une espèce sur quatre dépend exclusivement des zones humides. Lesquelles ne couvrent plus que 0,8 % du territoire régional, triste record.
Plus de 80 % des amphibiens ont disparu du plateau d’Helfaut (Audomarois) en dix ans, faute de zones humides (les grenouilles pondent dans l’eau).
Ces zones sont pourtant les milieux les plus bioproductifs : ils épurent les eaux et font tampon en cas d’inondation. Parce que ces reins naturels sont en danger, l’association Environnement et Développement alternatif a décidé d’en prendre soin. EDA a joué un rôle majeur dans le règlement du dossier Metaleurop à Noyelles-Godault et ses militants sont reconnus pour leur pugnacité. Anita Villers, sa présidente, se bat à présent pour sauver la zone humide des Bas-Prés à Comines, en bord de Lys, qui doit être élargie pour le futur canal à grand gabarit Seine-Nord. « On peut concilier sa sauvegarde avec l’impératif du développement du transport fluvial. À condition de renoncer à un projet de route en plein milieu ». Ah, les routes...









