La Voix du Nord - Edition du mercredi 24 octobre 2007
ENVIRONNEMENT
L’heure de vérité a sonné pour le Grenelle de Jean-Louis Borloo
Depuis le temps qu’il est annoncé, que l’urgence est décrétée, le voici enfin. Le Grenelle de l’environnement devrait connaître son épilogue aujourd’hui et demain avec la réunion de la table ronde finale, chargée de négocier les moyens d’opérer la révolution écologique annoncée par le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo. Les prix Nobel de la paix Al Gore (2007) et Wangari Maathai (2004) seront présents lors de la conclusion du Grenelle.
Ces premiers états généraux de l’environnement seront solennellement clos demain en fin d’après-midi par le chef de l’État. Depuis l’Élysée et en présence de l’ensemble du gouvernement, Nicolas Sarkozy annoncera ses arbitrages et les mesures dont l’État se saisira pour les traduire en plans d’action.
Sur la rampe de lancement depuis l’été, avec l’installation des groupes de travail, le Grenelle a déjà permis de balayer un large spectre de questions liant contraintes économiques et protection de la planète et du climat.
Représentant l’État, les collectivités locales, les organisations patronales, les salariés et les associations vertes, les acteurs du Grenelle devenus partenaires de négociations ont pu débattre pendant quatre mois, pour « sortir de l’anathème » selon les termes de Jean-Louis Borloo.
Taxe carbone
L’Alliance pour la planète (80 organisations dont Greenpeace et WWF) demande un quadruple moratoire sur la construction d’autoroutes et d’aéroports, de nouveaux incinérateurs de déchets, du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (Manche) et sur les cultures d’OGM en plein champ.
Elle insiste également sur la nécessité de faire payer l’énergie « à son vrai coût » avec dès 2008 une « contribution énergie-climat », la « taxe carbone », également défendue par la fondation Nicolas Hulot, imposée sur les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergies fossiles.
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