La Voix du Nord - Edition du jeudi 8 mai 2008
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Et maintenant ?
Il était environ dix-neuf heures trente, quand Michel Fourniret a promis. « Je n’ai qu’une parole. » L’audience avait été longue, le président Latapie a immédiatement prévenu : « Nous allons penser à réorganiser le procès. » Il a tout ce long pont de mai pour cela, et personne ne savait encore hier soir comment, ni à quelle heure reprendrait l’audience de mardi.
En principe, c’est toujours l’examen de la personnalité de Michel Fourniret qui était au programme, avec d’autres témoins, puis la vie du couple, racontée par ceux qui l’ont connu, et enfin les expertises psychiatriques et psychologiques des deux accusés, avant les plaidoiries. Le réquisitoire était prévu le 22 mai, le verdict une semaine plus tard.
Mais désormais, Fourniret a promis de parler. Tant et tant de questions sont restées sans réponse, notamment les plus dures, les plus cruelles, sur les faits eux-mêmes.
Les familles auront envie de savoir, évidemment. Ce qui s’est passé, comment est morte leur fille, leur soeur… S’il reprend l’examen des faits, si Fourniret joue le jeu, le président peut presque recommencer le procès à zéro…



