La Voix du Nord - Edition du jeudi 8 mai 2008


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Les parties civiles se disent plutôt soulagées

Les parties civiles du procès de Michel Fourniret et de Monique Olivier se disaient plutôt soulagées après la promesse de l’accusé de s’expliquer publiquement sur les faits, ce qu’il refusait jusqu’alors de faire.
« On verra mardi s’il tient sa promesse », a expliqué à l’issue de l’audience le père d’Isabelle Laville, disparue à l’âge de 17 ans le 11 décembre 1987 en fin de journée alors qu’elle rentrait du collège.
« Qu’il dise la vérité sur la façon dont il a enlevé Isabelle », a-t-il déclaré, souhaitant que sa version soit mise en contrepoint de celle de Monique Olivier.

Son épouse s’est montrée plus dubitative. « Il va bien arriver encore à louvoyer, à parler du beau temps, de la neige et du soleil.
Ou alors, il est honnête et il va parler. Mais pour être honnête, j’ai des doutes.
 »

« Il joue son image… »


« On souhaite qu’il parle bien sûr, on y croit », a dit le beau-père de Mananya Thumpong, assassinée en 2001.
Me Gérard Chemla, avocat de la famille Brichet, a souligné que Michel Fourniret avait fait une promesse. «  Il joue son image sur une promesse. Il est très soigneux de son image. Il aura à coeur de montrer qu’il est droit dans ses bottes.  » Pour l’avocat, ce qui est intéressant, ce n’est pas tant qu’il donne des détails sur la façon dont il a assassiné telle ou telle victime mais plutôt « son éventuelle responsabilité pour des crimes pour lesquels il n’est pas jugé ».
La seule part d’ombre de ce procès, selon lui, est Monique Olivier : « Huître ou méduse, partenaire active ou consentante ? » 
 

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