La Voix du Nord - Edition du jeudi 29 novembre 2007
Inquiétude des professionnels et des associations
La réforme de la carte judiciaire n’émeut pas que les professionnels du droit. Des associations comme le MRAP ou encore la Ligue des droits de l’homme ont rejoint avocats et magistrats dans un même partage des craintes.
Il y a un peu plus d’un an, le Syndicat des avocats de France (SAF), le Syndicat de la magistrature (SM) ou encore des associations comme le MRAP ou la Ligue des droits de l’homme créaient un groupe de travail consacré à la question de la justice et de l’accès au droit.
« Aujourd’hui, sous prétexte d’efficacité et de rapidité, cette réforme de la carte judiciaire va placer professionnels et usagers dans la situation inverse, s’emporte Annick Battalan, de la LDH. Les sites les plus atteints par les fermetures sont les tribunaux d’instance, qui représentent la justice de proximité. Les gens devront aller beaucoup plus loin pour défendre leurs droits. » La militante nourrit notamment des craintes pour les zones rurales ou enclavées. Vu ces difficultés, leurs habitants pourraient tout simplement renoncer à faire valoir leurs droits. Représentant du Syndicat des avocats de France, Florent Méreau défend ainsi l’idée d’audiences « foraines », assurées par des magistrats itinérants.
En revanche, il redoute la possible mise en place d’une franchise frappant l’aide juridictionnelle (AJ). « Il paraît que c’était un lapsus , ironise Me
LAKHDAR BELAÏD









