La Voix du Nord - Edition du jeudi 22 mai 2008
Sarkozy, an I : la santé et l’international
LE BILAN
Un an après la prise de fonctions (le 16 mai) du nouveau président, retour sur les promesses de campagne
La politique de santé est guidée par le souci de maîtrise des dépenses.
Franchise médicale, déremboursements, regroupement des hôpitaux... Une nouvelle ère commence.
PAR CHANTAL DAVID
Endireplus@lavoixdunord.fr
PHOTOS GUY DROLLET ET AFP
« Pour moi, la santé n’est pas un coût, c’est un investissement. (...) Tout euro dépensé dans la santé doit être un euro utile, qui serve à guérir ou à soulager la souffrance. » Nicolas Sarkozy, en campagne, exprime clairement qu’il n’a pas l’intention de creuser le trou de la sécu.
Le patient-client est donc contraint à des dépenses supplémentaires pour se soigner. Premières victimes : les 20 % de Français qui n’ont pas de mutuelle.
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Un an après, le Dr
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Parallèlement, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, souhaite le retrait des publicités pour les produits sucrés pendant les programmes pour enfants à la télé. Et la suppression des bonbons aux caisses des supermarchés. Des projets qui ont du mal à avancer.
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À l’automne, le numéro vert fil santé-jeunes (Tél : 0 800 235 236) sera simplifié à quatre chiffres et la gratuité de l’appel, depuis un portable, expérimentée.
Lors des inscriptions en fac, les étudiants auront la possibilité de payer leur cotisation maladie en plusieurs fois. Et dès l’année prochaine, les 16-25 ans bénéficieront d’une consultation médicale annuelle gratuite (sans avance de frais) chez le généraliste de leur choix, sans autorisation parentale.
Le plan santé-jeunes prévoit encore le développement des maisons d’adolescents, à l’image de la maison de Solenn à Paris qui prend en charge aussi bien des problèmes physiques que le mal être psychologique. Chaque département devra avoir sa maison en 2010.
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Déjà des petites villes souhaitant préserver leurs hôpitaux manifestent.
Reste à savoir aussi si la réforme de l’hôpital palliera le manque chronique de personnel hospitalier. Un manque qui fait enchaîner heures de présence et tours de garde à une cadence infernale dans la majorité des établissements.



