La Voix du Nord - Edition du samedi 5 avril 2008


AFFAIRE
Banderole anti-Chtis : trois premiers supporteurs hors-jeu

Trois supporteurs du PSG ont été mis en examen par un juge du tribunal de grande instance de Bobigny hier soir pour   provocation à la haine ou à la violence lors d’une manifestation sportive et placés sous contrôle judiciaire.
Ils se sont également vu prescrire une  interdiction de fréquenter les stades durant leur contrôle judiciaire et ont aussi l’interdiction de rencontrer les autres supporteurs. Car François Molins, le procureur de Bobigny, a ouvert également une information judiciaire « contre tous les autres » susceptibles d’être impliqués dans l’affaire de la banderole insultant les gens du Nord lors de la finale de la Coupe de la Ligue de football, samedi au Stade de France.


Onze porteurs Parmi les trois supporteurs du PSG mis hors-jeu hier, l’un reconnaît avoir participé au transport et au montage de la banderole (onze morceaux de 5 mètres ont été retrouvés dans la tribune Sud), et les deux autres ont reconnu avoir participé ou assisté à la confection, puis au transport de la banderole, pour lequel au moins onze porteurs auraient été nécessaires.
Le plus âgé, 28 ans, est membre du bureau des « Boulogne Boys », plus grosse association des supporteurs du PSG. Les deux plus jeunes, âgés de 20 ans, sont des « Indépendants », ces supporteurs non-encartés souvent considérés comme les plus violents et les plus incontrôlables, évoquant aussi des liens avec un autre groupe baptisé « Milice Paris  ».
Il s’agit « de personnes bien insérées socialement », étudiants ou travailleurs «  dépassés par la tournure des événements ». « Ils ont exprimé des regrets » tout en minimisant la gravité de leurs actes. Ils ont fait par le passé l’objet d’interdictions de stade temporaires, a précisé le magistrat.
Les faits présumés sont passibles d’un an d’emprisonnement, 15 000 E d’amende et trois ans d’interdiction de stade.
L’enquête avait connu un tournant dès jeudi soir avec une perquisition aux abords des locaux des « Boulogne Boys », où des traces de peinture noire ont été trouvées, ainsi que les contours d’un pochoir avec la mention « Chtis » sur le sol.

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