La Voix du Nord - Edition du jeudi 10 avril 2008 - 09h45


AFFAIRE
Banderole anti-Chtis : trois personnes placées en garde à vue

Quatre personnes ont été arrêtées ce jeudi matin par la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, dans le cadre de l’enquête sur la banderole injurieuse déployée au Stade de France. L'une d'entre elles a été relâchée mais les trois autres ont été placées en garde à vue.
Selon des sources proches de l'enquête, il s'agit de supporteurs qui sont soupçonnés d’avoir confectionné la banderole et, pour certains d’entre eux, d’avoir facilité son introduction au stade.

Trois supporteurs du PSG avaient été mis en examen par un juge du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) vendredi dernier pour «provocation à la haine ou à la violence lors d’une manifestation sportive» et placés sous contrôle judiciaire.


Ils s’étaient également vu prescrire une « interdiction de fréquenter les stades » durant leur contrôle judiciaire et ont aussi l’interdiction de rencontrer les autres supporteurs, avait indiqué une source judiciaire. L’un avait reconnu avoir participé au transport et au montage de la banderole (11 morceaux de 5 mètres ont été retrouvés au total dans la tribune sud), et les deux autres avoir participé ou assisté à la confection puis au transport de la banderole. Le parquet de Bobigny avait ajouté supposer qu’il y ait eu au moins onze porteurs.

Le plus âgé des mis en examen, 28 ans, avait affirmé être «membre du bureau des Boulogne Boys», la plus grosse association de supporteurs du PSG. Les deux plus jeunes, âgés de 20 ans, avaient assuré être des «Indépendants», ces supporteurs non-encartés souvent considérés par la police comme les plus violents et les plus incontrôlables.
« D’autres acteurs restent à identifier », avait alors indiqué le procureur de Bobigny, François Molins.

(avec AFP)

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