La Voix du Nord - Edition du jeudi 12 juillet 2007
DOSSIER SANTÉ : LES SUITES
Il n’y a pas que les élus qui réagissent…
L’enquête santé, la lettre à Nicolas Sarkozy… Les réactions continuent à nous parvenir. Il y a tout d’abord celle de Christian Morzewski, président de l’université d’Artois, qui se déclare « sensible » à notre démarche, ayant lui-même « placé au rang des priorités d’action pour l’université d’Artois une meilleure prise en compte de la santé estudiantine ». Il souhaite « une amélioration rapide et sensible de cette situation, véritable “cause régionale” ».
De son côté, Patrick Van den Schrieck, président de la chambre régionale de commerce et d’industrie du Nord - Pas-de-Calais, évoque « une situation préoccupante » qui nécessite « une mobilisation des pouvoirs publics et du monde médical et hospitalier, mobilisation qui transparaît dans les politiques qui sont actuellement développées ».
Les élus sont toujours nombreux à se manifester, notamment Pierre Mauroy, sénateur PS, ou des députés à l’image d’André Flajolet (UMP), Serge Janquin (PS) qui « approuve totalement » notre démarche, et même le tout nouveau « retraité » Jean-Claude Bois (PS) qui adhère à la démarche de notre journal et souhaite que « les pouvoirs publics… mettent tout en oeuvre pour permettre à tout habitant du Nord - Pas-de-Calais, au même titre que tout autre citoyen, d’être à égalité de chance face à la maladie ».
Les syndicats réagissent également, à commencer par l’union régionale CFE-CGC, qui se déclare « prête à s’associer à toute nouvelle initiative… au service de cette grande cause régionale ».
Le syndicat FO, lui, pointe du doigt, de « nombreuses années de sous-dotations… même si à un moment, la péréquation interrégionale paraissait être une solution acceptable pour tous ». Mais pour lui, « elle fut bien vite abandonnée au profit d’une répartition intrarégionale de la pénurie ». Tout en soulignant qu’il est « inacceptable qu’un habitant de la région ne soit pas à égalité de traitement, par rapport à un autre citoyen, face à la maladie et à la mort ». Une solution ? « La remise à niveau de la situation sanitaire de notre région doit obligatoirement passer par le recrutement en nombre suffisant de personnels qualifiés, et par la formation… ».
Du côté des spécialistes de la santé, à noter la réaction d’Olivier Lacoste, directeur de l’observatoire régional de la santé, satisfait de voir « La Voix du Nord suivre avec autant de sérieux, d’ouverture et d’opiniâtreté les questions de santé et les multiples handicaps qui affectent la population de notre région depuis… trop longtemps ».
B. VI.