La Voix du Nord - Edition du vendredi 18 avril 2008


LES RÉACTIONS


ARMENTIÈRES
« Un établissement référent ». – La direction de l’hôpital indique que « les données d’activité (médecine, chirurgie, obstétrique) démontrent que le centre hospitalier ne peut être considéré comme un établissement sensible ou menacé ». Elle ajoute que le positionnement de l’hôpital comme « établissement référent de son territoire de santé » est validé depuis 2000. Au titre du plan Hôpital 2012, l’établissement a été retenu pour doubler la surface des urgences, ouvrir un nouveau service de court séjour en gériatrie et mettre en place un service d’accueil des urgences pédiatriques.

 


BÉTHUNE
Pas d’inquiétude. – « Cet atlas s’appuie sur des chiffres 2006 qui sont dépassés. À l’époque, on ne saisissait pas tous les actes. » Marie-José Cabanel, directrice, affiche un optimisme sans aucune ombre. « Nous sommes sortis de l’ornière.
 » Restent les doutes sur la pérennité du bloc opératoire. « Les déclarations du directeur de l’ARH peuvent inquiéter mais la privatisation du bloc n’est pas envisagée. Je suis directrice d’un hôpital public, je défendrai un hôpital public. »

 

 

DENAIN
Des coopérations existent déjà. – Directeur de l’hôpital, Philippe Legros fait remarquer que dans la région en général et dans le Valenciennois en particulier, on n’a pas attendu pour faire des rapprochements entre hôpitaux : «  Des conventions de partenariat existent entre Denain et Valenciennes, notamment pour le transport des prématurés et vers les soins intensifs de cardiologie. »

 

 

DUNKERQUE
Le regroupement, une logique « pas choquante ». – « Il existe une logique dans le regroupement en fonction de l’activité. Cela ne me choque pas. » Directeur du CH Dunkerque, Laurent Castaing note : « Nous sommes déjà dans cette orientation avec la polyclinique de Grande-Synthe. On y réfléchit depuis des années. La chirurgie quittera Grande-Synthe pour aller au CHD (plus de 7 000 interventions par an). Puis la maternité du CHD, qui se trouve à Saint-Pol-sur-Mer, ira à la polyclinique. »

 

 

FOURMIES
Une situation « pérenne ». – Directeur général adjoint au CH Valenciennes, Patrick Jacson assure l’intérim, en l’absence de directeur à Fourmies. Il estime la situation de l’établissement fourmisien « pérenne », même si pour atteindre le seuil de 4  000 actes de chirurgie, il faut comptabiliser ceux réalisés avec Chimay (B) dont le partenariat (chirurgie digestive) a débuté il y a longtemps.

 

 

HAZEBROUCK
Depuis dix-neuf ans. – Le classement établi par la Fédération hospitalière de France fait doucement sourire Georges Dooghe, directeur de l’hôpital. « Je suis arrivé il y a dix-neuf ans et il faisait déjà partie de la liste. » Selon lui, le développement des services d’hospitalisation à domicile, de cancérologie et d’alcoologie devrait permettre à la structure de faire face sans trop de remous à la réforme à venir, notamment sur le plan des personnels.

 

 

MAUBEUGE
Au-dessus des seuils. – Au centre hospitalier de Sambre-Avesnois (CHSA), on indique que l’établissement est au-dessus des seuils pressentis comme une menace pour certains services. Le regroupement de structures semble avoir commencé depuis quelques mois puisque l’hôpital maubeugeois gère la direction de celui de Felleries-Liessies, dans l’attente de la nomination d’un directeur. Un directeur est également attendu à celui d’Hautmont…

 

 

RANG-DU-FLIERS
Le directeur est serein. – « Nous sommes au-dessus des seuils de 1 000 naissances et de 4 000 actes chirurgicaux par an. Pour moi, le centre hospitalier de l’arrondissement de Montreuil n’est pas menacé. Il va même encore se fortifier, à la faveur d’un rapprochement avec le groupe Hopale, basé à Berck. On n’a pas attendu pour mutualiser les moyens. Cela fait au moins dix ans que l’on fait de la télémédecine avec l’hôpital Duchenne de Boulogne et le centre Oscar-Lambret à Lille. »

 

 

SAINT-OMER
Pas de menace à l’horizon. – Pour Bernard Waszczynski, directeur du centre hospitalier de la région de Saint-Omer, il n’y a pas vraiment de menace. Le directeur n’est pas contre le regroupement de spécialités : « Ça ne sert à rien de maintenir des spécialités si c’est pour faire du bricolage », dit-il.

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