La Voix du Nord - Edition du vendredi 21 mars 2008
En Belgique, 495 décès déclarés par euthanasie en 2007
Depuis l’entrée en vigueur en Belgique de la loi de 2002 autorisant sous conditions l’euthanasie, le nombre de décès déclarés de ce type, à l’image de celui mercredi de l’écrivain Hugo Claus, a lentement augmenté dans le pays mais reste peu élevé. Cette loi belge assure la protection juridique du médecin qui pratique une euthanasie à la demande de son patient, dès lors que certaines conditions ont été respectées.
Selon ce texte, le patient doit être majeur, « capable et conscient », formuler sa demande de façon « volontaire, réfléchie et répétée », et être libre de toute contrainte. Il doit en outre se trouver « dans une situation médicale sans issue et faire état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable. » Une commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie est chargée de recueillir dans les quatre jours suivant la mort d’un patient une « déclaration d’euthanasie » et de déterminer si elle a été effectuée selon la loi.
Selon Jacqueline Herremans, membre de cette commission et présidente de l’ADMD, 495 déclarations d’euthanasie ont été déposées en Belgique en 2007 (moins de 0,5 % du total des décès). En 2006, de telles déclarations avaient été faites pour 429 cas… et 24 en 2002. En 2002, la Belgique avait été le deuxième pays au monde à légaliser partiellement l’euthanasie, après les Pays-Bas en avril 2001. La Suisse, de son côté, autorise l’assistance au suicide (mise à disposition d’une potion létale au patient).



