La Voix du Nord - Edition du mercredi 25 juin 2008
NARNIA 2 : LE PRINCE CASPIAN **
Les enfants Pevensie rameutent les troupes : la saga se poursuit en mode guerrier

Plus de 5 millions de Français s’étaient pressés dans l’armoire magique pour titiller la sorcière blanche à l’occasion d’un très plaisant chapitre 1 sorti en décembre 2005.
Vu l’engouement, il aurait été dommage de ne pas poursuivre l’adaptation de l’oeuvre de C.S. Lewis et c’est sans déplaisir qu’on retrouve les enfants Pevensie, un an après leur retour dans l’Angleterre de la Seconde guerre mondiale, rappelés dare dare dans le monde de Narnia. Là-bas, 1 300 ans ont passé et les Narniens (nains espiègles, faunes vaillants, souris parlantes et autres créatures merveilleuses) sont désormais tricards dans un royaume dirigé par les Telmarins. Les humains en fait. Même le gentil (quoiqu’un peu transparent) prince Caspian est obligé de fuir devant son oncle, le maléfique roi Miraz (Sergio Castellitto, shakespaerien), tout juste papa d’un fils qu’il verrait bien monter sur le trône.
Qu’on se rassure, Andrew Adamson, réalisateur du premier épisode (et de Shrek), n’a rien perdu de son sens du spectacle et ce chapitre 2 nous offre plusieurs scènes suffisamment saisissantes, spectaculaires et habilement mises en scène pour qu’on puisse oublier qu’il s’agit ni plus ni moins d’une longue et meurtrière bataille menée par un quatuor de gamins.
Familial
C’est aussi la limite du film, plus guerrier que le précédent, perdant ainsi en route une partie de l’imagerie des contes de fées qui faisait le charme foisonnant du précédent opus. Nous sommes ici dans un monde essentiellement masculin, parfois sombre, gouverné par un scénario linéaire où, grosso modo, les gentils attaquent et les méchants contre-attaquent. Un peu comme dans un Seigneur des anneaux version très jeune public. Pas de sang (ou plutôt si : une seule goutte !). Peu de psychologie. Pas vraiment de surprises. Mais pas d’ennui non plus dans ce divertissement familial de bonne tenue.
C. C.
Un film d’Andrew Adamson, Ben Barnes, William Moseley, Anna Popplewell, Sergio Castellito. 2h23.









