La Voix du Nord - Edition du mercredi 9 juillet 2008
KUNG FU PANDA **
Comment transformer un panda glouton en champion de la baston
Dreamworks, la société fondée notamment par Steven Spielberg et déjà productrice de la série des « Shrek », « Madagascar » ou « Bee Movie », nous présente aujourd’hui son dernier bébé.
Air du temps oblige, il est ici question de Chine et d’arts martiaux, et vous aurez du mal à ne pas craquer pour Po, un Panda plutôt enveloppé et maladroit, passionné par le kung fu mais dont le destin semble plutôt de servir les nouilles préparées par son père. Suite à un abracadabrantesque concours de circonstances, le voilà désigné comme étant le guerrier prophétique qui doit défendre la vallée contre le retour des forces du mal, incarnées par Taï Lung, redoutable léopard des neiges affamé de vengeance. Les légendaires cinq furies (une tigresse, un serpent, un singe, une grue et une mante) tirent leur nez, eux qui s’entraînaient depuis des lustres auprès de leur initiateur Maître Shifu, jadis formateur du méchant Taï Lung. Mais puisque la menace approche, c’est à ce dernier de transformer notre panda glouton et maladroit en champion de la baston.
Côté obscur Récapitulons : un simple sujet de l’empire (du milieu) qui se découvre un destin de héros ; un fils spirituel qui a basculé dans le côté obscur ; un vieux sage voûté au moins aussi vigoureux qu’un certain Yoda… Le tout mâtiné d’aphorismes orientaux de bon alloi. Bref, nous sommes en territoire connu et ce Kung Fu Panda n’est pas une espèce à protéger en terme de scénario.
Pas une raison pour bouder son plaisir pour autant. La technique évoluant avec la rapidité d’une prise de karaté, ce long métrage d’animation nous offre de splendides images qui inondent cette Chine de studio d’une palette de couleurs vraiment insensées. Plusieurs scènes d’action s’avèrent réellement spectaculaires (l’évasion du fourbe Taï Lung de sa prison), les chorégraphies des combats sont grisantes et l’humour stimule bien évidemment ce récit qui trouvera sans doute davantage d’écho dans les rangs des spectateurs masculins (de tous âges).
Comme souvent dans le cas des grosses productions animées, l’ambition se mesure également à la richesse du casting des voix. Dans la version originale, c’est du lourd : Jack Black, Dustin Hoffman, Angelina Jolie, Jackie Chan, Lucy Liu. L’équipe de la version française est plus soft, mais pas moins talentueuse : Manu Payet, Marie Gillain, Pierre Arditi, Marc Lavoine.
Un bon moment en famille, donc, histoire de patienter jusqu’à l’arrivée de Wall-E, petit robot amoureux, héros de la nouvelle production événement de Disney-Pixar, le mercredi 30 juillet. • C. C.
Un film d’animation de Mark Osborne, John Stevenson, avec les voix de Manu Payet, Pierre Arditi, Marie Gillain, Marc Lavoine, Tomer Sisley. 1h30.









